Auteur : Christophe Delacourt

Fête du jeu à Melesse

Quelques images de notre participation à la fête du jeu.

Cours de peinture par Gary Chalk
Manu en pleine action !
Anthony, Xavier, Morgane autour de Zombicide!

C’était très sympa ! J’espère qu’on reviendra l’année prochaine.

Flyers

Les flyers sont arrivés.

Journal du Colonel Armand de Malherbe

Je suis Armand de Malherbe, né en 1878 à Falaise dans le Calvados, fils unique du Baron et Vice-Amiral Guy de Malherbe. Issu d’une longue lignée de militaires, je fais l’école des officiers puis l’école de guerre. Je me marie en 1901, et j’ai un fils, l’année suivante. En 1914, alors capitaine, je suis envoyé au front avec ma compagnie et participe à toutes les campagnes jusqu’en 1918. Quelques semaines avant l’armistice, promu commandant, je suis grievement bléssé à la jambe. Démobilisé, je reste de longs mois en maison de convalescence. Je devrais utiliser une canne pour le reste de mes jours. C’est alors que j’apprends la mort de ma femme, emportée par la grippe espagnole. Mis à la retraite avec le grade de colonel, je suis veuf et n’ai que très peu de contacts avec mon fils qui s’est choisi une vie d’artiste et de bohème. Nous voici en 1924, ou je retrouve peu à peu le goût à la vie, ceci est mon journal.

12 Juin 1924

Aujourd’hui, c’est avec grand plaisir que je me rends à Paris, car demain je suis invité chez la comtesse Clothilde de Garamond, femme adorable, qui tient salon dans sa demeure, boulevard des Maréchaux.

Le temps étant plus que clément pour la saison, j’ai décidé de prendre mon automobile : le trajet de ma résidence de Falaise à la capitale promet d’être agréable. J’ai réservé une chambre au Ritz au lieu de rejoindre mes camarades au mess des officiers. J’ai l’espoir de ne pas laisser la dame indifférente.

13 Juin 1924

La réception

Ce fût une des pires journées depuis ma blessure lors de la contre-offensive de 18 !

En arrivant chez la comtesse, j’ai tout d’abord eu le déplaisir de découvrir que ce que je m’imaginai être une réception intime était en fait un véritable cirque avec des dizaines d’invités… Et que parmis ces invités la dame avait un certain nombre de prétendants ! Je me suis senti bien sot avec mon modeste bouquet de fleurs…

La dame m’a tout de même accordé sa première danse et je pensai avoir bien mené ma barque, jusqu’à cette cette fâcheuse tombola… La comtesse nous invita à prendre chacun une enveloppe et tandis que la plupart des invités s’en allaient, j’ouvris la mienne pour y lire ces mots:

Rejoignez-moi dans mon salon privé pour une séance de spiritisme.

Spiritisme

Nous étions 4 heureux élus et je fis connaissance avec ces aimables personnes:

  • Lise du Plessy, journaliste au Figaro, veuve de guerre et belle-soeur de Madame de Garamond;
  • Un dandy anglais l’Honorable Thomas Alexander John  Hope, petit cousin de la comtesse;
  • Alan Debrett, un baroudeur anglais et ancien légionnaire, adjoint d’un célèbre explorateur.

Et bien sûr la comtesse et la spirite, Madame Olga, paix à son âme…

Je m’attendais à une ridicule pantomime, mais la scène se déroula très rapidement. Nous nous primes la main et la spirite annonça :

« Un esprit arrive ! »

Puis d’une voix plus masculine:

« C’est Jacques Ferrange. Il faut sauver ma fille Lucie, en grand danger dans mon château d’Eurneville. »

Quelques instants passèrent durant lesquels je crus avoir une vision fugitive, mais terrifiante, que je ne saurais décrire… La spirite s’effondra, raide morte, les yeux révulsés et du sang s’écoulant par les oreilles. Mes compagnons étaient livides à l’exception, peut-être, de Madame du Plessy qui affichait un grand calme. La comtesse s’évanouie quelques minutes, revint à elle dans mes bras, et me dit abruptement:

« Vous avez des enfants ! Quelle horreur ! »

Puis elle retrouva son calme et me fit promettre d’aller au château d’ Eurneuville pour sauver la fille, Monsieur Ferrange étant un lointain cousin.

Le reste de la soirée fut assez chaotique avec la venue d’un médecin et d’ambulanciers qui emportère le corps. Avec mes compagons, nous convinrent de nous rejoindre au Ritz le lendemain matin.

J’ai la conviction que Madame Olga était familière de ces drogues d’Amérique du Sud. Comme tout toxicomane, elle a fini par faire une surdose… Je m’interroge aussi sur la comtesse… Et comment a-t-elle su pour mon fils ? Je ne l’ai pas revu depuis la fin de la guerre.

14 Juin 1924

Voyage vers Eurneuville

Comme convenu, mes compagnons de la veille me retrouvèrent au Ritz autour d’un copieux petit déjeuner. Nous décidâmes de nous rendre à Eurneuville avec mon automobile ; Monsieur Debrett nous suivrait avec sa motocyclette. Je pris le premier tour de conduite, avec notre jeune dandy comme copilote. Grand Dieu, que ce garçon manque de sens pratique ! Si j’avais écouté le quart de ses « conseils », nous serions probablement quelque part en Belgique à l’heure qu’il est.

Nous prîmes une rapide collation à Rouen vers 14 h, pour repartir directement vers Eurneuvile. Bien que la route soit nettement moins praticable, notre jeune ami me relaya et s’en tira fort bien le reste de l’après-midi. Madame de Plessy nous exprima son souhait de conduire elle aussi, et prit le volant pour la fin du voyage.

Incidents de parcours

Un violent orage nous accueillit à quelques minutes d’Eurneuville. La visibilité était si mauvaise que notre pauvre conductrice rata un virage et vint percuter un petit muret qui longeait la route. Tandis que j’aidai Monsieur Debrett à réparer la roue, je fus surpris par l’apparition d’un visage blafard… Et fus à deux doit d’embrocher le bon prêtre de la commune avec ma canne-épée.

Le curé nous indiqua la route du château, nous n’étions plus qu’à quelques centaines de mètres, et nous parla de la veille « tour du sorcier », qui se dressait derrière le muret. A peine visible sous les trombes d’eau, l’édifice sinistre et en ruine menaçait de s’écrouler depuis des années. Il nous parla enfin d’une autre voiture qu’il avait vu passer moins de trente minutes plus tôt : c’est très inhabituel pour un village de 150 âmes perdu en pleine campagne.

Nous reprîmes la route pour le château. Après avoir passé la grille, alors que nous remontions l’allée centrale, une voiture alluma subitement ses feux et manqua de nous percuter à pleine vitesse. J’eus le temps de l’éviter in extremis, endommageant irrémédiablement mon véhicule. Le temps de sortir pour constater les dégâts, le chauffard était déjà loin. Le château, de style renaissance, était en vue, la porte principale ouverte. Un septuagénaire acariâtre nous accueillit avec un fusil à la main…

C’était le majordome de la famille, bientôt rejoint par Hubert Ferrange, l’actuel maître des lieux. Après de brèves présentations, nous fûmes rapidement conduits à nos chambres.

Le cambriolage

Le château dispose d’une imposante galerie s’étalant sur pratiquement toute sa longueur. On peut y admirer une collection impressionnante d’objets exposés dans des vitrines, les plus anciens remontant à la période préhistorique, ainsi qu’une belle collection de toiles. Hubert nous confia que les plus belles pièces venaient d’être volées: une collection de 12 médaillons en céramique datant de l’époque de Louis-Philippe. Il n’est pas très inquiet, la collection est très bien assurée. Il a tout de même pu apercevoir les voleurs : un rastaquouère d’Amérique du sud accompagné par un grand costaud. Un troisième homme devait les attendre dans la voiture.

Deux gendarmes arrivèrent pour constater le vol. Peu après leur départ, on servit le diner.

Diner avec les Ferrange

Nous fîmes la connaissance du reste de la maisonnée, et notamment de la charmante Lucie, nièce d’Hubert et objet de notre visite. Nous apprenons qu’Hubert est le frère de Jacques, mort noyé avec sa femme il y a deux ans dans des circonstances mystérieuses:

« Ils ont disparu le 19 août, exactement 19 ans après leur première rencontre »

Les corps n’ont jamais été retrouvés…

Après un repas agréable, nous fûmes conviés à passer au salon dans la bibliothèque bien fournie du château.

C’est alors que Messieurs Hope et Debrett nous confièrent un fait troublant. Lors de la séance de spiritisme de la veille, ils eurent tous les deux une vision distincte de la jeune Lucie avec derrière elle une créature des enfers…

Etait-ce ce que j’avais moi-même entre-aperçu quelques fractions de seconde ? Lucie ne semble pas en danger immédiat, mais nous sommes bloqués ici le temps que mon automobile soit réparée. Peut-être devrions-nous enquêter sur cet étrange cambriolage ?

15 Juin 1924

Le café du Village

Nous commençâmes nos investigations, juste après le petit-déjeuner. Monsieur Debrett et moi-même nous rendîmes au bourg pour y glaner des informations. Il s’avera qu’il n’y avait qu’ un point d’intérêt au village hormis l’église: le café. A ma grande honte, après quelques tournées, j’étais déjà bien fait… Nous collectâmes tout de même quelques ragots douteux, sur une « chauve-souris géante » et sur « la tour du sorcier ». Après un léger repas et une bonne sieste, je décidai d’aller explorer la tour avec Monsieur Debrett. Il m’impressionna par ses talents en varappe pour explorer les ruines, mais il n’y avait rien, mise à part de veilles pierres, et nous rentrâmes au château.

Une chauve-souris

En rentrant au château, nous fûmes confrontés à une vision d’horreur: une énorme créature volante, avec des ailes gigantesques, ressemblant à celles d’une chauve-souris. Le monstre était agrippé au mur et semblait regarder par la fenêtre de la jeune Lucie. Monsieur Debrett dégaina immédiatement son arme et tira… pour briser la fenêtre car le monstre avait disparu. Ammeuté par le bruit, Monsieur Hubert, qui n’avait rien vu, demanda à mon compagnon de lui donner son arme. Il refusa, fût chassé du domaine et partit immédiatement avec sa motocyclette. Nous découvrîmes un peu plus tard que le coup n’était passé qu’à quelques centimètres de la pauvre jeune fille.

Pendant le repas, le reste de mes compagnons me racontèrent leurs découvertes de l’après-midi. Madame du Plessy s’était occupé de mon automobile et en avait loué une, à Deauville, le temps des réparations. Quant à Monsieur Hope, il avait trouvé un manuscript fort étrange dans la bibliothèque du château. Louis-Philippe aurait caché un somptueux diamant, le Sancy, sur la propriété. Il aurait confié une lettre au majordome, recelant de précieux indices sur la position du diamant. Voilà donc le mobile de nos cambrioleurs de la veille.

16 Juin 1924

Attaque nocture

Un grand bruit me réveilla vers 3h du matin et je descendis armé de mon revolver. Nos trois lascars étaient de retour. Fait curieux, ils étaient en train décrocher des tableaux dans la galerie. Monsieur Hubert surgit de l’autre côté du couloir et tira en plein dans la tête de l’un des intrus qui s’écroula raide mort. J’étais beaucoup trop loin pour être efficace avec mon arme. Je m’emparai donc du vieux fusil du majordome que je me rappelais avoir vu rangé dans une commode à proximité. J’eus le temps de tirer une fois, écorchant le rastaquouère. Celui-ci lança une sorte de bombe fumigène dans le couloir, la fumée me bloquant complètement le champ de vision. Je compris qu’ils allaient s’enfuir et je m’élançai à leur poursuite. Ils brisèrent une porte-fenêtre et arrivant devant celle-ci, j’eus une nouvelle vision d’horreur : la créature était de retour.

Chauve-souris géante ?

Elle n’avait rien d’une chauve-souris, si ce n’est peut-être ses ailes diaphanes de près de 3m d’envergure. Vaguement humanoïde, elle me dépassait de 2 bonnes têtes avec un crâne chevalin pourvu de crocs acérés. Je fus frappé de stupeur quand le monstre agrippa, avec ses semblants de mains difformes et griffues, l’un des cambrioleurs et l’emporta dans les airs pour bientôt disparaître.

Le chef de la bande parvint à rejoindre sa voiture tandis que son dernier complice démarrait. Mes 2 compagnons eurent la présence d’esprit de les prendre en chasse avec la voiture louée la veille. Malheureusement ils rentrèrent une demi-heure plus tard sans avoir pu rattraper les bandits.

Monsieur Hubert appela les gendarmes, deux d’entre eux resteraient en faction au château le temps d’élucider l’affaire.

Le diamant

Le lendemain matin, nous fûmes conviés à accompagner nos hôtes à la messe et j’acceptai par pure politesse. La cérémonie fût des plus banales et l’homélie médiocrement inspirée. Un détail nous sauta aux yeux : des copies de tous les tableaux de la galerie du château étaient exposées dans l’église. Intrigué, je réussis à convaincre le prêtre de me laisser examiner les toiles dans l’après-midi. En soulevant l’un des câdres, une envellope tomba. Voici la transcription de la lettre:

Cher Euneruville

Dans les malheurs qui m’accablent, votre fidélité reste pour moi un gage d’espérance. Ai-je besoin de vous dire que j’approuve toutes les dispositions que vous avez prises. Elles sont adroites et sûres. Ainsi, tout en égayant la galerie, le fou veille sur un grandiose destin. Vous voyez que je vous ai compris et que je puise encore dans votre ingéniosité l’occasion d’un sourire. Que Dieu vous protège et garde intact Eunerville.

PS. : je n’oublierai pas les services que votre majordome a rendus à ma cause.

Louis-Philippe

Lettre trouvée à l’éGLISE

Mes compagnons et moi-même ne mîment que quelques minutes à résoudre l’énigme. Un des tableaux représentait Louis-Philippe en train de jouer aux échecs. Il n’y avait qu’un fou sur l’échiquier et sa position nous permis de désigner l’une des dalles de la galerie. Après de prolixes explications, Monsieur Hubert fit appel à des ouvriers pour la desceller proprement. On découvrit un magnifique coffret, qui renfermait le plus gros diamant que j’ai jamais vu : le Sancy.

Epilogue

Madame du Plessy proposa de faire un article sur la découverte évitant ainsi de nouvelles tentatives de cambriolage. L’affaire fit grand bruit et j’eus même l’honneur de faire une photo pour le journal avec la comtesse qui s’était déplacée pour l’occasion.

Les cambrioleurs furent retrouvés morts, leur voiture accidentée au pied d’une falaise. Ils avaient dû quitter la route lors de la course-poursuite contre mes compagnons.

Plus tard, Lucie nous parla discrètement de son gardien. La créature veillait sur elle depuis son plus jeune âge grâce à un étrange médaillon, légué dans sa famille, qu’elle portait autour du cou. Elle appela le monstre pour nous montrer qu’il était inoffensif tant qu’elle n’était pas menacée.

Je dois avouer que j’ai apprécié de faire le détective et le dénouement heureux de la situation. Mais je reste tout de même inquiet, j’ai maintenant la certitude que sous des apparences anodines peuvent se cacher des horreurs occultes au-delà de notre imagination.

Première session

Ce soir c’est la première soirée de l’association dans ses nouveaux locaux. Vous pouvez passer nous voir et tous les mardi soir à partir de 20h:

Priéuré Asso, Salle 6
2 place du vieux marché
35830 Betton

Ou nous contacter ici.

Ouverture du site de l’association

Nous venons juste de créer l’association de jeux de rôles Betton & Dragons. Il nous fallait un site: le voilà. Au menu :

Prochaine étape, le forum des associations, pour un démarrage officiel en septembre.

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